Jil Jadid a reçu ce jeudi 22 août, des membres du panel pour le dialogue national, à leur demande, conduite par son Président, M. Karim Younes.
L’objet de la rencontre était une concertation sur les conditions idoines pour tenir un dialogue national crédible et trouver une issue à la crise politique actuelle qui n’a que trop duré.
Jil Jadid a réitéré son point de vue qu’il a d’ailleurs eu à rendre public précédemment. Ainsi, il maintient sa position quant à l’objectif et aux préalables devant précéder l’ouverture du dialogue, hormis desquelles il ne pourra être partie prenante de celui-ci.
Pour qu’un dialogue sérieux et porteur de solutions puisse s’établir, il est nécessaire que les parties prenantes inscrivent leur démarche dans l’optique d’un consensus de solutions inclusives.
Les concessions à faire ne le seront pas au profit d’un quelconque adversaire politique mais dans l’objectif de répondre à la demande du peuple de conforter les principes de l’Etat de droit et de la démocratie.
Le pouvoir ayant les moyens institutionnels et l’autorité de l’Etat, est en devoir et en responsabilité de garantir les conditions d’un dialogue serein et efficace. C’est à lui de faire les premiers gestes nécessaires à une ébauche de confiance et à assumer les préalables.
Parmi les mesures réclamées par les citoyennes et les citoyens à même de les convaincre du sérieux du dialogue :
Le dialogue en soi devrait aboutir à une solution acceptable pour tous. Ainsi, en plus des amendements aux lois en rapport avec les élections et la mise en place d’une autorité pour la gestion électorale qui soit indépendante de l’administration gouvernementale, il faudrait prendre en compte le souci légitime de l’opposition pour une refonte globale du système politique actuel. Le régime doit changer.
Dans toute autre perspective, le dialogue prôné par le panel deviendra sans objet, et celui-ci perdra sa raison d’être.
C’est ainsi que Jil Jadid réitère sa proposition de jumeler l’élection présidentielle avec un processus constituant ouvrant la voie à un référendum populaire sur la loi fondamentale.
La révolution citoyenne des Algériens deviendra dès lors un modèle de réussite dans le monde.
Jil Jadid, espère que tous les acteurs de la société politique parviendront à un consensus qui éviterait au pays des crispations et des risques dont les conséquences ne pourraient être que néfastes pour la suite des événements.
Le régime doit admettre une fois pour toute qu’il est temps de transmettre le flambeau. Le peuple doit être en mesure de l’accompagner dans cet ultime exercice.
Le sens de la sagesse et de la raison doit primer en ces temps de périls.
Soufiane Djilali
Président de Jil Jadid
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