Le couvert forestier bien mis à mal

Temps de lecture : 2 minutes
M. Khalil Benabid
Coordinateur de la Commission Agriculture au Conseil Scientifique de Jil Jadid
Membre du Conseil National Jil Jadid

 

 

Avec une surface estimée à 4,2 million d’hectares (en 2012), le couvert forestier représente moins de 2 % de la surface total du pays.

Déjà bien mis à mal par un urbanisme anarchique et l’absence d’un programme national de protection et promotion de l’espace forestier, ce dernier subit de plein fouet les affres du changement climatique. Avec des épisodes de sécheresse récurrents et une hausse sensible des températures sur des périodes plus longues; facteurs favorisants la recrudescence du phénomène des incendies de forêt, comme ceux vécu en 2021 et actuellement (Août 2022).

Ayant connaissance de la situation, les pouvoirs publics ont mis en place un ensemble d’actions dans le cadre de la prévention des risques et l’intervention  rapide. Ceci dit, le dernier épisode meurtrier survenu dans la Wilaya de El Taref, a prouvé que le chemin est encore long. Notamment dans la mise en place au niveau local, de plans de prévention et le cas échéant, de plans d’intervention et d’évacuation des populations.

D’un autre côté, il est primordial, dans le cadre de la gestion forestière, de minimiser l’implantation des essences facilement inflammables. Comme les résineux, qui constituent une part importante des essences forestières en Algérie, et favoriser des essences dites « pare-feu », tel que le Caroube et les Opuntia.

Il est important de ne pas se focaliser seulement sur les moyens de luttes, mais également sur les politiques de prévention (aménagement des sentiers et zones coupe feu) et gestion des risques, d’un côté, et de l’autre l’implication de la société civile a travers des cycles de formation destinés aux différentes associations ainsi qu’au niveau des écoles, pour que la gestion environnementale intègre le programme d’enseignement national.

Tout en rendant hommages a nos disparus, il est plus que jamais indispensable de prendre la mesure des dangers qui nous guettent.

J’en appelle à l’implication de tous, afin de sauver ce qui peut être sauvé, dans cette guerre sans merci, face aux dangers de la désertification.

 

Alger, le 18/8/2022
Nassim BENDALI

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