OPINION. Depuis quelque temps déjà, la scène politique française, essentiellement de droite et d’extrême droite, semble être quasi exclusivement animée par l’obsession de l’Algérie et des Algériens.
Il faut dire que l’Algérie semble être devenue la boussole d’une classe politique française manifestement désorientée, ayant perdu sa raison d’être et d’agir devant les immenses problèmes qui se posent à la société française et auxquels elle n’arrive pas à répondre avec un programme politique suffisamment mobilisateur pour emporter l’adhésion.
Faute de mieux, et pour cacher ce qui au final n’est rien d’autre qu’un manque d’imagination et d’ambition pour leur pays, un certain nombre de responsables politiques français, complètement désinhibés et de plus en plus nombreux, n’hésitent plus à épouser les thèses et les éléments de langage jusque-là l’apanage d’une extrême droite raciste et xénophobe, composée de nostalgiques aigris, orphelins des temps « bénis » du colonialisme, et extrêmement préoccupés par l’instauration de relations normales entre les deux pays.
Course à la surenchère et à la stigmatisation des Algériens
Le débat parlementaire annoncé sur l’immigration est donc naturellement une nouvelle opportunité pour cette classe politique de rentrer dans une sorte de course à la surenchère et à la stigmatisation des Algériens de manière spécifique.
Le fait que des personnalités politiques de centre droit, et ayant eu de hautes responsabilités à la tête de l’Etat français, s’engouffrent, de manière aussi facile, dans des discours de stigmatisation, pose questions, pour ne pas dire préoccupations, quant à la volonté et la capacité des hommes d’État français à engager des relations dépassionnées et sérieuses avec l’Algérie, dans un cadre normal et dans le respect de la souveraineté de l’un comme de l’autre pays.
Nous attendions bien mieux des hommes politiques français crédités jusque-là d’un minimum de sérieux et de stature que l’agitation d’un accord vieux de plus de 55 ans pour participer à la banalisation de la stigmatisation en venant renforcer les rangs de racistes et révisionnistes farouchement opposés à l’instauration de relations d’Etat à Etat entre l’Algérie et la France.
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