À seulement cinq jours de la clôture des délais de dépôt des dossiers, des candidats de la diaspora découvrent soudainement qu’il leur faudrait désormais fournir un certificat de nationalité algérienne dans leur dossier de candidature !
Or, ce document ne figure pas explicitement dans la liste officielle des pièces exigées et communiquées aux candidats. Plus grave encore, ce certificat ne peut être délivré qu’en Algérie, rendant son obtention matériellement impossible dans des délais aussi courts pour les candidats résidant à l’étranger.
Cette nouvelle exigence tardive intervient après d’autres dysfonctionnements déjà dénoncés :
l’impossibilité pour de nombreux candidats établis à l’étranger d’obtenir l’extrait de rôle faute de résidence en Algérie ;
la publication du découpage électoral concernant la communauté nationale à l’étranger à moins de quinze jours de l’expiration du délai légal de dépôt des candidatures ;
et désormais cette nouvelle contrainte administrative imposée à la dernière minute.
Ainsi, les candidats de la diaspora se retrouvent une nouvelle fois placés dans une situation d’impossibilité pratique de candidature, en contradiction flagrante avec le principe constitutionnel d’égalité entre citoyens.
Plus ahurissant encore : officiellement saisie de cette question il y a quelques jours, à la suite du signalement de cette exigence par une délégation de l’ANIE en France, l’Autorité nationale indépendante des élections avait répondu par écrit que ce document n’était ni exigé ni nécessaire.
Comment parler de sérieux dans l’organisation des opérations électorales lorsque les règles semblent changer en permanence ? Comment parler d’égalité entre candidats lorsqu’aucune visibilité, aucune anticipation ni aucune prise en compte des contraintes spécifiques des Algériens établis à l’étranger ne sont garanties ?
Jil Jadid rappelle qu’un passeport biométrique algérien en cours de validité ainsi que le numéro d’identification nationale S12 suffisent déjà à établir juridiquement la nationalité algérienne. À ce stade, il ne s’agit plus de simples dysfonctionnements administratifs isolés, c’est désormais la crédibilité même de l’organisation du scrutin qui se trouve gravement mise en cause.
En conséquence, nous renouvelons notre appel à l’Autorité nationale indépendante des élections afin qu’elle intervienne immédiatement pour clarifier officiellement cette situation et garantir le droit effectif de candidature de tous les citoyens, sans discrimination.
Nous réaffirmons également les solutions pratiques déjà proposées :
ne pas exiger le certificat de nationalité et considérer la nationalité algérienne comme établie à travers le passeport biométrique algérien ou le numéro S12 ;
ou mettre en place, en coordination avec le ministère de la Justice, un mécanisme numérique d’urgence permettant l’obtention à distance du certificat de nationalité.
Une question finit désormais par s’imposer : À qui profite ce désordre permanent… et dans quel objectif ?
Dr Lakhdar Amokrane Président du parti Jil Jadid
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