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Commerce extérieur : des résultats encourageants s’ils sont mis au service d’une stratégie de développement

Temps de lecture : 2 minutes

Par Zoheir Rouis

Vice-président de Jil Jadid

Président de Jil Jadid Monde

 

 

Les résultats annoncés du commerce extérieur sur le 1er semestre 2022 sont assez encourageants, en particulier la hausse des exportations hors hydrocarbures qui représentent 3,5 milliards de dollars, soit 13,5% du montant des exportations de ce 1er semestre. Bien que cela reste encore faible en valeur absolue, la tendance est là et il faut la saluer car elle est inédite à date. Cette dynamique doit donc se poursuivre pour consolider la stratégie de désensibilisation de la structure de nos ressources d’exportation.

En effet, si la balance commerciale de ce 1er semestre est excédentaire, c’est essentiellement en raison de l’effet prix des exportations d’hydrocarbures, boostés par une reprise post covid, notamment des investissements différés de ces dernières années, mais surtout de manière conjoncturelle en raison de la crise ukrainienne.

C’est redire toute la fragilité de notre économie et de notre capacité à porter au long cours un programme de développement et de solidarité d’envergure.

Par ailleurs, un retournement de conjoncture économique internationale est vite arrivé, et d’ores et déjà des économistes et experts financiers prédisent un ralentissement de l’activité économique des pays développés, ce qui immanquablement aura des répercussions sur notre économie encore fragile et trop dépendante de nos exportations d’hydrocarbures.

Enfin, si ces indicateurs économiques semestriels peuvent donner un peu plus de marge de manœuvre et permettre, dans le cadre du projet de loi de finances complémentaire, des ajustements de certaines dispositions de la loi de finances 2022, cela ne doit pas être sur le chemin critique des réformes de fond, ni être assimilé à une forme d’instabilité législative permanente, ce qui est par définition contraire au besoin d’instauration d’un climat économique stable facilitateur d’investissements.

Le gouvernement est donc de nouveau interpellé pour une gestion rationnelle de cette marge de manœuvre financière supplémentaire qui ne doit en aucun cas servir à retarder ou pire encore à se dispenser d’engager les réformes de fonds attendues. Bien au contraire, cela doit être une opportunité supplémentaire de les accélérer dans le cadre d’une stratégie de développement destinée à améliorer le climat d’investissement, en particulier l’investissement productif, créateur de richesses et d’emplois, renforcer le soutien à nos exportations et à leur diversification, et faciliter notre attractivité en investissements directs étrangers, apporteurs de technologies et de savoir-faire, …

Paris, le 30 juillet 2002
Lien vers la publication : https://www.facebook.com/ZRouis/posts/

 

Nassim BENDALI

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