Le fait que la 2ème « force » parlementaire, par le nombre, soit celle dite des « indépendants », c’est-à-dire celle des sans partis, n’est en rien un gage de bonne santé démocratique.
Il n’est donc ni souhaitable ni satisfaisant de faire la promotion, même suggestive, d’une vie politique réduite à des individus sans organisations structurées, ni projets de société et qui, par définition, ne peuvent remplir le rôle dévolu aux partis, en particulier en matière de formation des élites appelées à assumer demain des responsabilités publiques.
Par conséquent, il n’est pas rassurant pour une démocratie et pour le bon exercice du multipartisme, que la vie politique soit anesthésiée et finalement débarrassée des partis politiques, parce que méthodiquement affaiblis.
En responsabilité, personne n’a intérêt à éloigner les citoyens de la politique et de dégrader leur perception des partis.
Que les partis politiques algériens aient des axes de progrès est un fait.
Mais il est un autre fait établi : les partis ont agi durant plus de 20 ans dans un contexte de fermeture politique, d’hostilité exacerbée vis à vis du multipartisme et d’affaissement moral, par les procédés les plus vils qui soient, de sorte qu’ils soient perçus comme l’incarnation de la corruption et du népotisme.
La démocratie veut que l’État garantisse l’exercice politique qui permet aux partis d’incarner le multipartisme et une vie politique dynamique. C’est ainsi que des partis et des courants politiques forts, porteurs de projets de sociétés et de perspectives d’alternance peuvent émerger et représenter la volonté populaire.
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