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DU DÉSENCHANTEMENT À L’ENGAGEMENT :  LE 28 NOVEMBRE, RENDEZ-VOUS AVEC LE CHANGEMENT

Temps de lecture : 10 minutes

CONSEIL NATIONAL DE JIL JADID

31ᵉ SESSION ORDINAIRE

DU DÉSENCHANTEMENT À L’ENGAGEMENT :  LE 28 NOVEMBRE, RENDEZ-VOUS AVEC LE CHANGEMENT

 

Réuni à Alger en sa 31ᵉ session ordinaire, sous la présidence du Dr Lakhdar Amokrane, le Conseil national de Jil Jadid a procédé à une évaluation approfondie de la situation politique tiré les enseignements des élections législatives du 2 juillet 2026 et défini les orientations politiques et organisationnelles du parti pour la nouvelle étape qui s’ouvre.

 

Cette session intervient à un moment particulier de la vie nationale. Le corps électoral vient d’être convoqué pour les élections des Assemblées populaires communales et de wilayas, fixées au samedi 28 novembre 2026.

 

Pour Jil Jadid, les élections locales ne constituent pas une simple échéance supplémentaire. Elles représentent une occasion majeure de répondre au désenchantement exprimé par une partie importante de la société et de reconstruire, à partir de la commune et de la wilaya, le lien de confiance entre le citoyen et la chose publique.

 

Jil Jadid aborde cette nouvelle étape avec lucidité, détermination et responsabilité.

 

Notre conviction demeure intacte : l’Algérie ne manque ni de ressources, ni de compétences, ni de patriotes. Elle manque encore de confiance, d’efficacité et de volonté collective pour transformer ses immenses potentialités en progrès durable.

 

  1. FACE AUX DRAMES : COMPATIR NE SUFFIT PLUS, IL FAUT PRÉVENIR

 

Le Conseil national de Jil Jadid s’incline avec respect devant la mémoire de toutes les victimes des récents accidents de la circulation et des incendies qui ont endeuillé plusieurs régions du pays.

 

Il présente ses condoléances aux familles frappées par ces drames et exprime sa solidarité aux blessés, aux personnes déplacées ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui ont perdu leurs biens ou leurs moyens de subsistance.

 

Il rend hommage aux personnels de la Protection civile, aux forces de sécurité, aux personnels de santé, aux agents des collectivités locales, aux bénévoles et aux citoyens qui se sont mobilisés avec courage et dévouement.

 

Mais notre devoir politique nous interdit de nous arrêter à l’émotion.

 

Depuis trop longtemps, le même scénario se répète : un drame survient, l’émotion monte, des responsabilités sont annoncées, des mesures sont promises, puis le temps efface les engagements.

 

Jil Jadid refuse cette fatalité.

 

Lorsqu’une catastrophe se répète, elle cesse d’être une fatalité. Elle devient une question de responsabilité publique et de gouvernance.

 

Les incendies doivent nous interroger sur la prévention, l’entretien des espaces forestiers, l’anticipation des risques, les moyens d’intervention, l’aménagement du territoire et la coordination des services.

 

Les accidents de la circulation doivent nous conduire à revoir en profondeur notre politique de sécurité routière : état des infrastructures, contrôles, formation, transports collectifs et responsabilités de chacun.

 

Un État moderne ne se mesure pas seulement à sa capacité à secourir après le drame. Il se mesure d’abord à sa capacité à empêcher que le drame survienne.

 

La compassion est nécessaire. La solidarité est indispensable. Mais la prévention, la responsabilité et la reddition des comptes le sont tout autant.

 

Face aux incendies criminels, la justice doit identifier les auteurs, établir les faits et sanctionner sévèrement les responsables dans le respect de la loi.

 

Mais la recherche des responsabilités ne doit jamais s’arrêter aux seuls exécutants lorsqu’il existe des défaillances, des négligences ou des dysfonctionnements qui auraient pu contribuer à aggraver le bilan humain.

 

Punir les coupables ne dispense pas de comprendre ce qui aurait pu être évité.

 

C’est à cette condition que l’État pourra tirer les leçons des drames et garantir que les mêmes causes ne produisent pas demain les mêmes tragédies.

 

  1. PEINE DE MORT ET LUTTE CONTRE LE CRIME : LA FERMETÉ NE DOIT PAS ÉCARTER LA JUSTICE

 

S’il approuve les mesures de soutien moral et matériel décidées par l’Etat en faveur des familles victimes des incendies, Jil Jadid considère que la réponse durable à ce fléau et les mesures de prévention ne paraissent pas encore à la hauteur de l’enjeu.

En effet, la solution doit s’attaquer aux causes mêmes du phénomène et non pas seulement à ses symptômes. Les Algériens ne savent toujours pas ce qui, au fond, est en cause.

S’il s’agit principalement d’un dérèglement climatique dont les conséquences sont aggravées par le manque d’entretien de nos forêts et par des comportements irresponsables, l’application de la peine de mort à d’éventuels pyromanes n’est pas adaptée.

Si, au contraire, ces incendies résultent d’une entreprise de déstabilisation de l’Etat et de la société menée par des forces subversives, alors ils deviennent une question de sécurité nationale, face à une véritable menace pouvant causer des centaines de victimes et des désastres économiques. Dans ce cas également, la menace de l’application de la peine de mort à l’encontre de quelques individus ne peut être une voie salutaire.

Si la peine de mort peut être discutée en tant que principe de justice, elle ne peut en aucun cas être la panacée dans la gestion de ces phénomènes. D’autant plus que le système judiciaire du pays est encore loin de disposer de toutes les garanties d’indépendance qui puissent lui assurer une objectivité et une transparence sans failles, nécessaires à une confiance sans réserve.

En tout état de cause, une question aussi fondamentale que celle de la peine de mort ne peut être tranchée sans un débat national, sérieux, associant la société dans son ensemble et prenant en considération tout l’édifice juridique et moral de la République.

Par conséquent, le moratoire sur l’exécution de la peine de mort doit être maintenu.

 

Dans le même esprit, la décision de créer dans le Grand Sud une prison de haute sécurité destinée aux barons et trafiquants de drogue doit s’inscrire dans une politique globale de lutte contre le crime organisé.

 

La fermeté pénale est nécessaire. Elle doit toutefois rester inséparable de l’État de droit, de la justice et de l’efficacité des politiques de prévention.

 

Punir les criminels, protéger les citoyens, établir les responsabilités et prévenir les nouveaux drames : c’est cette exigence globale qui doit guider l’action de l’État.

 

  1. LE 2 JUILLET : UN AVERTISSEMENT POLITIQUE

 

La faible participation aux élections législatives n’est pas un simple chiffre. C’est un avertissement politique.

 

Le citoyen ne s’éloigne pas de la politique par indifférence. Il s’en éloigne parce qu’il doute que sa voix puisse changer sa vie et que les institutions puissent répondre à ses attentes.

 

Ce message interpelle le pouvoir, les institutions, les partis politiques et Jil Jadid lui-même.

 

La confiance ne se décrète pas. Elle se mérite par des actes.

 

Transparence, justice, responsabilité, respect des libertés, pluralisme, efficacité économique et sociale : c’est sur ces exigences que doit se reconstruire le lien entre le citoyen et l’État.

 

Jil Jadid refuse de considérer l’abstention comme une fatalité. Notre devoir est de transformer le désenchantement en engagement et l’attente en action.

 

  1. LE 28 NOVEMBRE : LE RENDEZ-VOUS DE LA CONFIANCE

 

Les élections locales ne doivent pas être une élection de plus.

 

Elles doivent être le premier rendez-vous de la reconquête de la confiance.

 

La démocratie se construit aussi dans la commune : à l’école, à l’hôpital, dans les transports, la gestion de l’eau et des déchets, l’urbanisme, l’emploi et la protection de l’environnement.

 

Une commune mal gouvernée nourrit la défiance. Une commune bien gérée peut restaurer la confiance.

 

Jil Jadid veut faire de ces élections une compétition de projets, de compétences et de responsabilité, loin du clientélisme, des réseaux d’influence et des promesses sans lendemain.

 

  1. DES ÉLUS POUR SERVIR, PAS POUR OCCUPER DES SIÈGES

 

Jil Jadid ne présentera pas des candidats pour occuper des sièges.

 

Nous voulons des élus qui connaissent leur territoire, écoutent les citoyens, travaillent, gèrent avec rigueur, rendent compte et défendent l’intérêt général.

 

Compétence, intégrité et proximité seront nos critères.

 

Nous refusons les candidatures fondées sur les relations personnelles, les appartenances familiales ou les réseaux d’influence.

 

Notre ambition est de faire de la commune le laboratoire d’une nouvelle culture politique : transparence, responsabilité, efficacité et proximité.

 

  1. LES MÊMES RÈGLES POUR TOUS

 

L’État appartient à tous les citoyens. L’administration appartient à la République.

 

À l’approche des élections locales, les moyens et les institutions de l’État ne doivent servir ni un parti, ni un candidat, ni un réseau d’influence.

 

Jil Jadid exige :

  • l’impartialité de l’administration ;
  • l’égalité de traitement ;
  • la transparence ;
  • un accès équitable à la compétition électorale ;
  • le respect effectif du pluralisme politique.

 

Nous ne demandons aucun privilège. Nous exigeons les mêmes règles pour tous.

 

Une élection crédible ne se décrète pas. Elle se construit par la confiance dans ses règles et dans ceux qui les appliquent.

 

  1. ANIE : LA CRÉDIBILITÉ DU SCRUTIN EST EN JEU

 

La crédibilité d’une élection ne repose pas seulement sur le vote. Elle repose aussi sur la confiance dans l’institution qui l’organise et la supervise.

 

Jil Jadid appelle l’ANIE à exercer pleinement ses responsabilités avec indépendance, impartialité, transparence et rigueur.

 

Toutes les formations politiques et tous les candidats doivent bénéficier des mêmes droits, des mêmes règles et des mêmes conditions de compétition.

 

De l’établissement des listes électorales à la proclamation des résultats, chaque étape doit répondre aux mêmes exigences de transparence.

 

L’ANIE ne doit être ni le prolongement de l’administration, ni l’arbitre d’un jeu dont les règles seraient imposées par certains. Elle doit être le garant de l’intégrité du scrutin.

 

La confiance dans le vote commence par la confiance dans celui qui garantit le vote.

 

  1. LE POUVOIR DOIT ENTENDRE LE SIGNAL DU 2 JUILLET

 

Le pouvoir ne peut ignorer durablement la défiance exprimée par les citoyens.

 

La confiance ne se reconstruit ni par la communication, ni par des injonctions à participer, ni par la seule organisation d’élections.

 

Elle se reconstruit par des actes.

 

Le citoyen ne demande pas la perfection. Il demande de pouvoir croire à nouveau :

  • que sa voix compte ;
  • que l’administration est impartiale ;
  • que l’engagement politique peut encore changer les choses.

 

  1. APRÈS LE 2 JUILLET : UNE RESPONSABILITÉ POLITIQUE QUI DOIT ÊTRE ASSUMÉE

 

Les élections législatives du 2 juillet ont constitué un avertissement politique majeur.

 

Elles auraient dû ouvrir un moment d’évaluation de l’action publique, de clarification des responsabilités et, éventuellement, de réorientation des politiques gouvernementales.

 

Le maintien du Gouvernement au lendemain du scrutin, sans véritable bilan politique public, a laissé une question essentielle sans réponse : quel enseignement le pouvoir a-t-il réellement tiré du message envoyé par les électeurs ?

 

Deux mois plus tard, deux remaniements successifs interviennent en quelques jours.

 

Jil Jadid considère que les changements de responsables ne peuvent tenir lieu de réponse politique.

 

Un remaniement gouvernemental doit traduire une volonté claire de corriger une politique, d’améliorer les résultats et de fixer un nouveau cap. Il doit donc s’accompagner de transparence sur les résultats obtenus, les insuffisances constatées et les objectifs poursuivis.

 

Le pays n’a pas besoin d’une succession de changements de personnes. Il a besoin d’une politique qui assume ses choix, rende compte de ses résultats et corrige ses erreurs.

 

La responsabilité gouvernementale ne peut être réduite à la seule nomination ou au remplacement de quelques rares ministres.

 

  1. LE DIALOGUE NATIONAL : UNE NÉCESSITÉ

 

Jil Jadid réaffirme la nécessité d’un dialogue national véritable, inclusif et responsable.

 

Un dialogue qui ne soit ni une mise en scène, ni une succession de rencontres protocolaires.

 

Il doit permettre d’aborder sans tabou les grandes questions de l’avenir national : État de droit, libertés publiques, réforme institutionnelle, justice sociale, économie, éducation, santé, jeunesse, décentralisation et place de l’Algérie dans son environnement régional et international.

 

L’unité nationale ne se construit pas dans le silence. Elle se construit dans la confiance.

 

La stabilité ne signifie pas l’absence de débat. Elle signifie la capacité d’une société à débattre sans se déchirer.

 

  1. LIBERTES PUBLIQUES : LA LOI DOIT PROTEGER CONTRE L’ARBITRAIRE

 

Jil Jadid réaffirme que la sécurité et la protection de l’ordre public constituent des responsabilités essentielles de l’État. Mais leur exercice doit rester soumis aux garanties de l’État de droit.

La multiplication des interdictions de sortie du territoire national, parfois découvertes par les personnes concernées seulement au moment de franchir la frontière, sans notification préalable ni explication claire de leur fondement, soulève des interrogations légitimes.

Il en va de même lorsque des arrestations interviennent dans des conditions qui ne permettent pas de comprendre immédiatement les motifs, les circonstances ou les suites judiciaires qui leur sont données.

 

Toute mesure restrictive de liberté doit être motivée, notifiée, limitée dans le temps, soumise au contrôle effectif de la justice et susceptible de recours.

 

Restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions passe donc aussi par une exigence fondamentale : aucune restriction de liberté ne doit pouvoir échapper au droit, au juge et au droit au recours.

 

  1. LE SAHEL : L’ALGÉRIE DOIT DÉSORMAIS DÉFENDRE SES INTÉRÊTS

 

 

Le Conseil national de Jil Jadid prend acte de la décision annoncée par le ministère de la Défense nationale d’apporter, à la demande des autorités nigériennes, un soutien militaire au Niger.

 

L’Algérie a longtemps privilégié de manière quasi exclusive les principes de souveraineté, de non-ingérence dans les affaires des Etats et de respect du droit international. Pendant ce temps, d’autres acteurs étatiques prenaient des positions stratégiques, agissaient directement sur les États cibles tout en piétinant le droit international.

 

L’Algérie ne peut rester spectatrice devant cette dégradation de son environnement immédiat et de sa profondeur stratégique.

 

Dans cette perspective, le soutien offert au Niger face à la tentative de déstabilisation qu’il vient de subir relève d’un nécessaire réalisme de la part de l’Algérie. La situation au sahel oblige notre pays à faire le lien entre une politique de principe avec une capacité d’action réaliste.

 

  1. JIL JADID : UNE OPPOSITION QUI PRÉPARE L’ALTERNATIVE

 

Jil Jadid assume pleinement son statut de force d’opposition démocratique.

 

Mais nous ne voulons pas être une opposition de commentaire.

 

Nous voulons être une opposition qui analyse, alerte, contrôle, propose et prépare l’alternative.

 

Nous ne voulons pas seulement dénoncer ce qui ne va pas. Nous voulons démontrer que nous pouvons faire mieux.

 

Les élections locales seront un exercice grandeur nature de notre capacité à agir, gérer et rendre compte.

 

Gouverner une commune, c’est déjà apprendre à gouverner un pays.

 

  1. AUX JEUNES, AUX FEMMES ET AUX COMPÉTENCES : ENGAGEZ-VOUS

 

Jil Jadid appelle toutes celles et tous ceux qui refusent la résignation à rejoindre l’action politique.

 

À la jeunesse qui refuse de croire que son avenir est ailleurs.

 

Aux femmes qui veulent participer pleinement à la décision publique.

 

Aux compétences, entrepreneurs, universitaires, professionnels et citoyens qui veulent mettre leur savoir au service du pays.

 

Ne vous contentez pas de commenter. Ne vous contentez pas de vous indigner. Organisez-vous. Engagez-vous. Participez.

 

L’Algérie a besoin de ses forces vives.

 

  1. LE 28 NOVEMBRE : REDONNER ENVIE DE VOTER

 

Le défi du 28 novembre ne sera pas seulement de convaincre les électeurs de voter pour Jil Jadid.

 

Il sera de convaincre les citoyens que leur vote peut encore servir à quelque chose.

 

Nous devons redonner du sens au vote, du contenu à l’alternative et de la dignité à l’engagement politique.

 

La politique n’est pas une compétition pour les privilèges. Elle est un engagement au service du citoyen.

 

Jil Jadid mènera une campagne de proximité, de vérité et de responsabilité.

 

  1. NOTRE OBJECTIF : GAGNER LA BATAILLE DE LA CONFIANCE

 

Nous ne voulons pas seulement gagner des sièges.

 

Nous voulons gagner la bataille de la confiance.

 

Démontrer qu’un élu peut être accessible, rendre compte, refuser le clientélisme et gérer autrement.

 

Démontrer qu’une commune peut être gouvernée autrement et qu’une politique peut être menée autrement.

 

Le changement national commencera aussi par des changements locaux.

 

  1. LE DEVOIR D’AGIR

 

Le Conseil national appelle les militantes et militants de Jil Jadid à se mobiliser dès aujourd’hui et à faire du 28 novembre leur priorité politique.

 

Il appelle les citoyens à vérifier leur inscription sur les listes électorales et à exercer pleinement leur droit de participation.

 

Il appelle les jeunes, les femmes et toutes les compétences nationales à rejoindre l’action politique.

 

Il appelle les forces politiques et sociales à contribuer à un véritable dialogue national.

 

Il appelle enfin les pouvoirs publics et l’ANIE à créer les conditions d’une compétition électorale crédible, libre, équitable et transparente.

 

Le 28 novembre ne doit pas être une élection de plus.

 

Il doit être un rendez-vous avec la confiance. Un rendez-vous avec la responsabilité. Un rendez-vous avec la proximité. Un rendez-vous avec le changement.

 

Une nouvelle étape commence. Une étape de mobilisation. Une étape de proximité. Une étape de responsabilité. Une étape d’action.

 

Car Jil Jadid reste fidèle à une conviction qui guide son engagement :  LE CHANGEMENT N’EST PAS UNE PROMESSE.  C’EST UN DEVOIR D’AGIR.

 

 

Pour le Conseil national de Jil Jadid

Dr Lakhdar Amokrane

Président de Jil Jadid

 

Alger, le 5 septembre 2026

 

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